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Sanguine, pour 3 chanteuses et electro-acoustique

Création musicale et chorégraphique pour 3 chanteuses et electro-acoustique

1997

Durée : 45’

Chorégraphie : Nadine Hernu

Création : 1997 - Théâtre de l’Agora (Evry)
Ch.Perraud (Sop.), S.Deguy (Mezzo), E.Lagneau (Mezzo)
Co-production avec La Muse en Circuit

 Sanguine est une pièce musicale et chorégraphique pour trois chanteuses (1 soprano, 2 mezzos) et trois danseuses. La chorégraphie de Nadine Hernu s’inspire des dessins de Modigliani.

L’oeuvre fut représentée pour la première fois au Théâtre de l’Agora d’Evry en Décembre 1997 avec les interprètes du présent enregistrement et les danseuses Sandrine Bonnet, Nadine Hernu et Marjolaine Zurfluh. Les lumières étaient signées Jacques Chatelet et la scénographie Thierry Leproust. La diffusion sonore était assurée par Kenan Trevien.

Coproduction de l’Agora d’Evry (Scène Nationale), du Ballet Atlantique R.Chopinot, de La Coursive (Scène Nationale) de La Rochelle et de la Compagnie Accoules, Sanguine a également reçu les soutiens du Ministère de la Culture (Aide à la création), de la Fondation France Telecom, de l’Adami, du Centre Culturel Boris Vian (Les Ulis) et de la Muse en Circuit. Le matériau poêtique, chanté et récité, est intégralement constitué par la version originale du poême L’infinito de Giacomo Leopardi. La bande magnétique qui accompagne les voix présentes sur scène est élaborée à partir d’un matériau exclusivement vocal, visant à "élargir" l’éventail sonore (multiplication du nombre de voix) et à leur donner divers prolongements (échos préenregistrés, sons transformés, perspective, etc.). Les trois danseuses forment la projection visuelle des voix, celles-ci comme les ombres des premières et réciproquement, telles trois personnages féminins sous leur double aspect. Patrick Marcland poursuit avec cette nouvelle pièce chorégraphique sa recherche d’une théâtralité de la musique, dans la continuité de Etude, pour six musiciens et trois danseurs, (créée au Centre Georges Pompidou en 95, avec l’Ensemble Intercontemporain et la collaboration, là aussi, de Nadine Hernu) et de Maldoror, d’après Lautréamont, pour comédien, chœurs et orchestre, créé à l’Arsenal de Metz en 1997.

 

L’infinito

Sempre caro mi fu quest’ermo colle,
E questa siepe, che da tanta parte
Dell’ultimo orizzonte il guardo esclude.
Ma sedendo e mirando, interminati
Spazi di là da quella, e sovrumani
Silenzi, e profondissima quiete
Io nel pensier mi fingo ; ove per poco
Il cor non si spaura. E come il vento
Odo stormir tra queste piante, io quello
Infinito silenzio a questa voce
Vo comparando : e mi sovvien l’eterno,
E le morte stagioni, e la presente
E viva, e il suon di lei. Cosi tra questa
Immensità s’annega il pensier mio :
E il naufragar m’e dolce in questo mare.
G.Leopardi


© 2007-2008 - Patrick Marcland et Gilles Pouëssel

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